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° L'aube d'un jour nouveau °
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TchatcheBlog: ° L'aube d'un jour nouveau °

Catégorie : Tranche de Vie
Créé le :  07 sept. 2005 01h04 par Ptitboue95
Modifié le :  02 nov. 2006 13h53
Visité :  6696 fois Cette semaine :  1 fois

Description :
Bienvenue à vous jeunes lecteurs, vous entrez en contact avec ma troisième histoire, qui raconte (comme vous devez surement vous en douter) une histoire d'amouuur entre Judy, une femme courageuse mais blessée par le monde dans lequel elle vit, et Alixe, une ex-esclave échappée de l'enfer. L'histoire se déroule donc dans le futur, où les robots ont pri conscience d'eux même et se sont révoltés contre la race humaine. Je me suis un peu inspirée du film I-Robot, mais plus dans le sens où les robots auraient réussi la conquête du monde. J'espère que vous apprécirez, bonne lecture !
© Tout droit réservé à Ptitboue95
HISTOIRE ARRETEE !!!


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Chapitre 1
Créé le : 07 sept. 2005 01h10 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Chapitre 1

   2047. Le monde dans lequel vivent les hommes n’est plus le même. Les villes ont laissés place aux ruines faisant de ce monde une terre sans vie, sans amour où la guerre est présente à chaque instant.

     C’était il y a dix ans. Les hommes étaient jusqu’a ce jour la race la plus puissante au monde. Doté d’une intelligence supérieure à toutes espèces vivante sur terre, ils créaient toutes sortes de choses, de la plus idiotes à la plus innovatrices. En 2020, le premier Robot doté de l’Intelligence Artificiel prend place sur le marché commerciale. Cela a été une réussite phénoménale, au bout de 5 ans, un humain sur deux en possédait déjà un dans son foyer. Ces machines étaient capables de réaliser toutes sortes d’activités ménagères. Les hommes en étaient fous, mais jusqu'à quel prix ?

     Le 18 Août 2037, la Grande Guerre commence, les hommes entrent en conflit contre les robots. C’est une immense défaite pour la race humaine, les trois quarts de la population mondiale est exterminé, les survivants eux sont retenus esclave par les Robots type’s one, premier Prototype militaire de l’époque. Le monde semble totalement dominé par ces machines, mais encore une poignée d’hommes résistent, on les appels les Skins, seul dernier espoir pour l’humanité et sa survie.

 

     Quelque part, près de l’ancienne capitale de France, une femme s’élance en direction d’un ancien bunker militaire. Agée d’une vingtaine d’année, cette jeune femme aux courts cheveux noirs, se rend d’un pas décidé dans le domaine des skins, l’unité 18. Elle continue son chemin parmis des ruines immenses, qui ont fait de se monde, un enfer réel. Toujours sur ses gardes, aucun détail ne lui échappe, même la petite souris qui rampe rapidement sur ses poutres insalubres, ne lui échappe pas. Arrivée enfin à destination, cette jeune femme mystérieuse ne laisse même pas le temps aux gardes de l’identifier. D’une colère vive, elle ouvre sans autorisation la porte du Chef de L’unité, Sam, et dis d’une voix très révoltée :

« Pourquoi ??? »

Sam, un homme âgé d’une quarantaine d’année ne se laisse pourtant pas démonté par l’attitude de cette femme. Deux gardes, tout essoufflé aussi bien l’un que l’autre, se jette sur la fille. D’un geste rapide, elle les plaque à terre leur demandant de partir s’ils ne veulent pas avoir mal. Sam, souris par cette remarque et demande à ces deux hommes de sortir. Il sait très bien de quoi elle est capable lorsqu’elle est fâchée. Les deux gardes, vexés dans leur amour propre, rampent docilement vers la sortie sans broncher. Sam se rassit, mais ne répond toujours pas.

« Pourquoi ne me laisse t-on pas aller en patrouille ?? tu sais que j’en ai besoin, c’est une nécés… »

« …oui, une nécessitée pour toi, je sais… » lui coupa t-il ! « …mais j’ai décidé de ne pas te laisser sortir ce soir. Hier, tu as mis beaucoup trop d’hommes en danger. Ce n’est pas comme cela que nous gagnerons la guerre ! tu dois comprendre Judy ! ta vengeance ne doit pas mettre nos hommes en danger ! »

« Ma vengeance ???? mais c’est de mes parents que tu parle ! Toi aussi tu as perdu des proches, ce n’est pas seulement Ma vengeance, mais Notre vengeance, cela nous concerne en tous ! Et puis à propos d’hier, tout n’était pas de ma faute ! dois-je te rappeler qu’Aristote c’est mis tout seul dans le cambouis, si je n’avais pas été là, je ne suis pas sur qu’il s’en serait sortie tout seul ! De plus, mon équipe manque d’entraînement… »

« …peut-être, là n’est pas la question ! je te demande d’être plus prudente à l’avenir…ce soir tu resteras à la base, j’ai besoin que tu te reposes…Demain, j’organise une grande patrouille…nous allons dans les ruines de Paris. D’après mes renseignements, une petite armée de robots s’apprête à partir vers le sud, il est fondamentale qui nous puissions les stopper avant qu’il n’atteigne Orléans. J’espère que tu m’as bien compris… »

« ouais… » fait-elle sans grande convictions,

« écoute Judy, ce n’est pas une punition…Tu es mon meilleur élément, ton père serait fière de toi… »

« je n’ai pas envie de parler de ça… » répondit-elle, puis changeant de sujet elle continua « je serais prête pour demain, j’espère que j’ai quand même accès à la salle d’entraînement ? » Sam souris, satisfait par ce comportement.

« Bien entendu…je te verrai demain à l’aube mais je préférais que tu te reposes, demain sera une longue journée ! » lui répondit-il comme s’il s’agissait de sa propre fille,

« je n’ai pas besoin de me reposer, si tu veux que je sois en forme, c’est de l’entraînement dont j’ai le plus besoin et tu devrais en dire autant au reste de mon équipe, je les trouve beaucoup trop…mou » dit-elle tout en souriant. Sam lui rendit son sourire, et elle quitta la pièce. Il la regarda sortir, se disant qu’il était très rare de la voir sourire. Cela lui confirmait qu’elle lui avait pardonner. Il ne savait jamais comment se comporter avec elle, le rôle d’un parrain dans de tels circonstances n’est jamais facile. Doit-il se comporter comme un père avec elle, ou simplement comme un chef. Difficile de faire la mesure. Ce qui est sûr, c’est qu’il l’aime plus que tout au monde. Il ne se passe pas un seul instant sans qu’il ne pense à la promesse qu’il a faite à ses parents, il y a de cela dix ans. Le jour où le monde à basculé.

 

     Judy marche d’un pas pressé vers la salle d’entraînement tout en repensant à la discussion qu’elle a eu avec son parrain, enfin son chef. Elle aussi a beaucoup de mal à mettre la mesure sur leur relation. Sam est comme un père pour elle, mais depuis la mort de ses parents, elle a beaucoup de mal à exprimer ses émotions. C’est aussi à cause de cela que ses dernières relations n’ont pas pu marcher. Judy s’empêche d’aimer de peur de souffrire, mais c’est cela sa plus grande souffrance.

« Alors tu as ta permission de sortir ? » dit Aristote en voyant Judy entrer dans la salle,

« A ton avis ? » répondit-elle agressivement « quand je pense que je t’ai sauvé la mise…bon je suppose que tu n’es pas encore au courant pour demain ? »,

« Quoi demain ? » s’étonna-t-il,

« Demain, c’est jour de guerre ! Alors c’est plus le moment de faire le mariole…compris ? Et que je ne te vois plus faire ton héros tout seul dans ton coin, j’ai pas envie d’aller risquer ma vie encore une fois pour un idiot ! »

« je te rappel que si j’ai du aller tout seul en avant, c’est parce que j’avais entendu un bru.. »

« Un bruit !!! » coupa-t-elle tout en haussant les bras de désespoir « et je peux savoir quel bruit ?? » rigola-t-elle !

« c’était un bruit étrange… »

« En tout cas, pas question de refaire la même chose demain ! si j’ai pas pu sortir ce soir, c’est en parti ta faute…alors maintenant tu la boucles et tu t’entraînes ! » lui ordonna-t-elle !

Aristote la regarde se mettre en condition, il a toujours été émerveillé par la beauté de cette fille. Grande, avec des yeux bleus si transperçant qu’on est obligé de tomber sous son charme, malgré sa mauvaise humeur habituel. Même si elle ne laisse jamais transparaître ses émotions, on arrive toujours à voir une part de tristesse dans ses yeux. Aristote est toujours ému lorsqu’il la regarde. Jamais il n’avait vu une femme aussi douée en arts martiaux, elle a beau être très musclée, son corps reste tout de même très féminin. Il reste ainsi, quelques minutes à l’observer, jusqu'à ce qu’elle lui ordonne de se bouger. Ah la la cette femme… Quel phénomène ! se dit-il tout en se mettant en condition.

 

     Le lieux où vit actuellement l’unité 18 des skins, est une ancienne base militaire datant de la fin du 20è siècle. Cette base bénéficie d’une technologie incomparable. Elle est étendu sur une trentaine d’hectare. Le bunker, bâtiment central de la base, est composé des quartiers du chef de l’unité, ainsi que des laboratoires de recherches. Les autres bâtiments sont conçus pour la vie active des skins.

En 2010, l’armée Américaine a conçu une sorte de bouclier permettant aux soldats de ne pas se faire surprendre par l’ennemie, reflétant une image erronée du paysage. Ce bouclier permet aussi d’empêcher l’ennemie d’entrer dans ce champs. C’est grâce à cela que les skins ont pu survivre et s’organiser durant la guerre.

Des patrouilles sont organisés tous les jours afin d’éliminer chaque rôdeurs, des robots appelés type’s Rod. Ce sont des sortes de sentinelles capables de ressentir la présence humaine.

Seulement, pour détruire un robot, les armes à balles ne suffisaient plus. Seul un champs de force permet de les détruire complètement. C’est pour cela, que des ingénieurs Skins ont pu crée dans le plus grand des secrets, une arme appeler Fire-hand. C’est une sorte de gant qui grâce à l’énergie humaine, génère un champ de force suffisamment puissant pour lancer une boule d’énergie. D’autres armes ont aussi été crée dans le but de détruire ces machines, comme par exemple la bombe à champ de force, qui permet la désintégration des robots dans un rayon de trois kilomètres. Aucune explosion, seul les robots exploses. Toutes ces avancés technologiques permettent aux hommes rescapés, une possible victoire dans cette immense guerre planétaire.


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Chapitre 2
Créé le : 08 sept. 2005 22h52 Article posté par : Web

    Depuis 2037, Paris est devenue la ville la plus puissante aux monde avec l’invasion des Robots. C’est ici, où il y a le plus grand nombre d’esclaves humains. C’est le cas d’Alixe, jeune femme timide et réservé qui depuis dix ans, travail sans relâche sous la direction de ces immondes machines. Elle passe ses jours et ses nuits à créer des machines, quoi de plus dure lorsque l’on sait que le monde à basculé à cause d’eux. Son père, très grand ingénieur de son temps, est retenue en otage par ces Robots, obligé des les aider à trouver une solution contre le bouclier des Skins, leur plus grand ennemie.

 

     Alixe n’a pas dormie depuis des jours. Ce matin, elle sera transféré à Orléans, avec une dizaine de ses compatriotes. Elle redoutait ce moment depuis des semaines. Elle prie chaque jours que fait Dieu, pour qu’un ange vienne la sauver de cet enfer. Elle n’avait que 9 ans, lorsque la guerre à débuté. Il ne lui reste que très peu de souvenir de sa vie d’avant. Elle se souvient de ses moment intimes avec son père, l’Homme de sa vie. Les rigolades le soir dans son lit lorsqu’il lui racontait des histoires. Elle se sentait heureuse à cette époque. Aujourd’hui, sa vie n’est remplie que de tristesse et de dureté.

     Allongée sur son piteux matelas, elle fixe le plafond plongée dans ses pensés. Et si elle s’enfuyait ? se dit-elle. Non, jamais elle n’y arriverait ! où sinon ils la rattraperaient bien avant et elle serait tuée…son père pourrait être tué.      La porte de sa cellule s’ouvre, un Robot type’s face entre. Ce type de Robot est le plus dangereux de leur catégorie. Ce sont les seuls à avoir une apparence à peu prés humaine, mais rien qui n’émane d’eux ne laisse paraître une once d’humanité.

« N°221, debout ! » lui ordonna-t-elle !

Elle ne sera fera donc jamais à leur voix si…peu humaine. Elle sursaute en l’entendant.

« j’ai dit debout !! » lui répète-il !

Elle se lève mais ne dit toujours rien. Elle déteste leur parler, plutot mourir que de gaspiller sa salive pour ces créatures.

Dehors, une rangée d’hommes et de femmes attend le signale pour entrer dans l’engin qui les amènera à Orléans. Alixe retrouve certains de ses amis comme Adrien, son meilleur ami. Il souri en la voyant arriver. Les type’s face ordonne la montée du groupe dans l’engin. Ils sont prêt au départ.

 

     Pendant ce temps, une armée de Skins avance rapidement en direction de Paris. Montés sur des motos volantes, ils parcourent le reste des anciennes villes. Judy retiens toujours ses larmes lorsqu’elle passe par ces endroits. Cela lui rappel trop d’horreurs.

« On devrait pas tarder à les trouver ! » crie-t-elle à son équipe « Tous sur vos garde, cela ne m’étonnerait pas qu’il y est des Type’s Rod dans le coin ! Aristote derrière moi ! » ce dernier obéit et vient se placer derrière elle.

Soudain, une des motos de l’unité est projeté contre un mur, avant d’exploser en plein choque. Judy, tourne la tête et se rend compte que deux Type’s Rod les attaque par l’arrière.

« Tout le monde à mes côté, je ne veux personne derrière moi ! » leur ordonna-t-elle. Obéissant à leur chef, les cinq derniers membres de l’unité viennent la rejoindre à ses côtés.

« Bon, je vais m’en occuper ! il est primordiale que nous puissions atteindre la troupe de Robots à Paris…avancez, je vous rejoins après ! » leur dit-elle dans le casque.

« Mais on ne peut pas te laisser là toute seule avec eux… » répondit Paul, un des membre de L’unité.

« C’est un ordre !! » leur cria-t-elle tout en freinant de toute ses forces. Elle les regarde une dernière fois avancer vers le Sud, puis jetant un coup d’œil dans son rétroviseur, elle croise ses bras lorsqu’elle arrive à la hauteur des robots. Inspirant son énergie, elle se place au milieux d’eux en leur lançant à chacun une boule d’énergie. Les robots sont projeté sur le côté, mais l’un des deux n’est toujours pas tué. Il se relève mais dans un enchaînement spectaculaire, elle saute de sa moto et se jette sur lui.

« Au revoir sale conserve ! » lui dit-elle tout en plaçant sa main devant le « visage » du robot. Un rictus aux lèvres, elle active son gant. Sa tête explose.

 

     Un peu plus loin, l’unité arrive près d’une rivière. La seine. Deux membres manque à leur équipe. Aristote s’arrête tout d’un coup.

« Qu’est que tu fous ?! » lui demande Paul. 

« on y arrivera pas sans elle ! c’est foutu d’avance… » répondit-il.

« elle a dit qu’elle nous rejoindrait… » dit un autre membre de l’unité.

« oui mais quand ?? » paniqua Aristote.

« tu nous fais pas confiance c’est ça ? on sait très bien se débrouiller tout seul, on a pas besoin d’une bonne fem… »

« D’une bonne femme, c’est ça Joe ?? » coupa Judy en arrivant.

« mais…mais par où es-tu arrivées ? » lui demanda-t-il incrédule.

« Par le même chemin que vous, idiot ! alors qu’est-ce que vous attendez depuis tout à l’heure, on a pas que ça à faire…bougez-vous le cul au lieu de causer ! »

« On en serait pas là si ton petit con d’Aristote ne s’était pas arrêté pour pleurnicher ! » lui dit Joe.

« Je ne pleurnichais pas…je…je… » bégaya-t-il.

« bon on en reparlera plus tard…en route ! » dit Judy en faisant rugir sa moto.

« Attends ! » crie une femme aux longs cheveux blonds.

« Oui Matty ? »

« est-c…est-ce qu’il est mort ? » lui demanda-t-elle tout en retenant ses larmes.

Judy prend soudain conscience de son erreur. Elle n’avait même pas songé à lui depuis son arrivée. Elle la regarde d’un air compatissant, et lui répond :

« je suis désolée Matty… »

Elle tombe en larme mais Paul vient la prendre dans ses bras, la réconfortant du mieux possible. Il lui chuchote des mots d’excuses. Tout le monde prend conscience tout à coup qu’un de leur membre est mort. Pierre est mort. Le compagnon de Matty.

« Je suis désolée, mais nous n’avons pas le choix…tu comprends, on doit avancer…c’est ce qu’il t’aurait dit de faire ! » lui dit-elle compatissante.

« je…je sais… ! ».

     Les voilà tous repartis risquer leur vie et affronter l’ennemie. Judy s’en veut de ne pas avoir pris soin de Matty, mais l’attitude de Joe l’avait tellement énervée qu’elle en avait oublié Pierre. Heureusement que Paul est là, c’est un homme sur qui elle peut compter. Dans le fond, elle aime beaucoup son équipe, tout comme Aristote mais c’est un garçon tellement irresponsable et si maladroit, qu’elle n’arrive que très peu de fois à rester calme en sa présence.

Tout à coup, elle s’arrête et regarde droit devant elle.

« ils sont là ! droit devant nous… » dit-elle en les pointant du doigt « le gros engin là bas devant…Ce sont eux ! préparez vous, c’est le moment ! »

 

     Alixe, appuyer contre l’épaule d’Adrien fixe le paysage de dehors. Tout est si triste. Elle se rend soudain compte qu’elle n’avait pas mis les pied dehors depuis des lustres. Le monde qui défile sous ses yeux n’est que désolation et tristesse. Tout est calme, pas un bruit ne se fait entendre sauf peut-être cet infime son qui s’intensifie petit à petit.

« tu entends ? » lui chuchota-elle

« de quoi ? » demande Adrien

« tu n’entends pas ? c’est bizarre, on dirait… »

Elle n’a même pas le temps de répondre qu’ils sont éblouis par une immense lumière. Adrien, même aveuglé prend Alixe dans ses bras. Le toit de l’engin explose, expulsant deux robots dans les airs. La lumière disparaît, tout le monde ne comprend pas ce qui se passe. Les robots se mettent en alerte rouge, puis des coups de champs de force se font entendre, et peut-être même des voix humaines se dit-elle. La porte extérieure explose, une jeune femme aux courts cheveux noirs entre. Dans un geste raffiné mais très dangereux, elle active son gant et envoie valser les trois Type’s face qui prenait place dans l’engin. Tout le monde prend panique et sors en trombe vers l’extérieure. Adrien attrape la main d’Alixe et la traîne dehors. Lorsqu’ils sortent, ils sont immédiatement surpris par la bataille qui prend forme dans les ruines de Paris. Jamais ils n’avaient vu d’humains se battrent avec une telle force. Perdu dans leur contemplation, ils ne remarquent pas l’un des robots avancer vers eux, prêt à les tuer sur le champs. Adrien se retourne, mais pas assez tôt pour éviter le coup qu’il vient de ressentir dans le ventre, l’expulsant à une dizaine de mètre d’Alixe.

« Adriennnnn ! » lui cria-t-elle les larmes aux yeux.

Elle se retourne et voit le Robot sourire. La haine qu’elle porte contre ces machines n’a jamais été aussi forte qu’à cet instant.

« C’est ton tour, humaine ! » lui dit-elle en préparant son poing.

Elle ne bouge pas, trop paniquée pour faire un seul geste. Elle ferme les yeux attendant le coup puis sans qu’elle ne sache pourquoi, les rouvres au moment où la jeune femme de tout à l’heure la pousse sur le côté et se jette sur le robot. Elle la regarde se battre avec lui. Elle se bat avec une telle grâce qu’elle en oublie même Adrien, allongé un peu plus loin. Soudain, la jeune femme s’élance faisant un salto arrière puis dans une rapidité extrême, tend son bras et lance un boule d’énergie faisant exploser la tête du Robot. Alixe, elle, reste assise bouche bée. D’où vienne ces gens ? Qui sont-ils ? tant de questions sans réponse pour ses esclaves. La jeune femme se retourne et fixe Alixe. Elle s’avance et s’agenouille face à elle :

« Tout va bien mademoiselle ? » lui demanda-t-elle

« heu oui je pense… » répondit-elle sous le choque.

« Mademoiselle » ??! depuis quand les gens appellent-ils les jeunes femmes Mademoiselle ! Elle la regarde, émerveillée par les si beaux yeux de cette femme dont elle ne connaît toujours pas le nom. Jamais elle n’avait vu de telle beauté auparavant. L’inconnue lui tend sa main l’invitant à se relever, ce qu’elle accepte sur le champ. Elle regarde tout autour d’elle, puis tombe nez à nez avec le corps inconscient de son ami Adrien.

« Heu non ça va pas, mon ami là-bas ! aidez-moi je vous en supplie ! » lui supplia-t-elle tout en courant vers le corps inanimé. Cette dernière essaie de prendre son pou, mais est vite écarté par la jeune inconnue.

« laissez-moi faire ! » lui dit-elle tout bas.

Elle la regarde prendre soin de son ami avec tant d’attention, qu’elle en ressent presque de la jalousie de la part d’Adrien. Qu’est-ce qu’elle aurait fait pour être à sa place. 


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Chapitre 3
Créé le : 10 sept. 2005 19h56 Article posté par : Web

    « Vous pensez qu’il s’en sortira ? » demanda Alixe en fixant la jeune femme écouter la respiration de son ami.

Cette dernière relève la tête puis répond d’une voix très douce :

« je vais demander des renforts…je pense que ça devrait aller, il a prit un mauvais coup c’est tout ! » puis se relevant elle continue :

« Attendez moi ici, je reviens dans très peu de temps…vous n’avez plus rien à craindre, le pire est passé ! ».

Sur ce, la jeune femme lui fait un sourire et se prépare à partir mais Alixe la retient : 

« Attendez ! »

« oui ? »

« je…enfin merci ! merci pour tout ! » lui dit-elle avec les larmes aux yeux.

« heu…de rien ! » répondit Judy peu habituée à recevoir des remerciements.

« je peux savoir quand même votre nom ? »

La jeune femme semble déstabilisé par cette question et répond d’un air timide :

« Judy…je m’appelle Judy ! »

« Ravie de vous rencontrer Judy, moi c’est Alixe ! » dit-elle en lui tendant la main.

Judy répond à cette invitation, et lui serre la main. Elle semble stupéfaite par la douceur des mains d’Alixe, surtout dans ces conditions. Cette fois, elle la regarde plus attentivement. De taille moyenne, des cheveux ondulés couleurs châtains claires, des yeux verts émeraudes et un visage d’ange. Oui, elle n’a pas rêvée…cette fille est une beauté divine. Elles se regardent les yeux dans les yeux sans pour autant se lâcher des mains. Cela dure une bonne trentaine de secondes, assez pour que la situation deviennent gênante. Alixe parait totalement hypnotisée par la profondeur des yeux de Judy. Jamais elle n’avait vu de regard si puissant qui laisse percevoir une si grande tristesse. Aristote arrive par derrière et observe la scène. Il appel Judy qui lâche immédiatement la main d’Alixe.

« Désolé de te déranger mais la situation semble maîtrisée à présent…qu’est-ce qu’on doit faire ? » demanda-t-il, hésitant.

« J’arrive…Rassemble les rescapés, je vais appeler Sam ! »

« d’accord ! » répondit Aristote tout en s’éloignant.

« je…je dois y aller…je…enfin si vous avez un problème, appelez moi ! » dit-elle à Alixe qui l’observait attentivement. C’est la première fois qu’une personne arrive à la déstabiliser autant. Alixe souris gentiment, ce qui a pour effet de renverser le cœur de Judy. Cette dernière, totalement déconcertée par la situation, déguerpie sur le champs.

 

     « Aristote ! Est-ce que tous les robots sont morts ?? » demanda Judy de plus en plus nerveuse.

« je pense ! » répondit-il

« tu crois ou tu en es sûre ? » demanda-t-elle agressivement.

« J’en suis sûre…ils sont tous morts ! »

Judy regarde autour d’elle, et semble pour une fois satisfaite de son équipe. Aucun morts du côté des victimes. Une première depuis des mois. La dernière avait été une vraie boucherie. 14 étaient morts sur 15. Elle appuie sur un bouton de son oreillette et dis :

« Sam, c’est moi ! j’ai besoin d’un camion pour les rescapés ! »

« aucun morts ? » demanda-t-il.

« pas aujourd’hui ! mais…Pierre est mort ! »

Silence.

« …Le camion sera là dans dix minutes…c’est du bon boulot quand même Judy, on en reparlera plus tard pour Pierre…A tout à l’heure, sois prudente ! » répondit-il.

« aucun problème ! »

Comme prévue, le camion arrive dix minutes plus tard. Les rescapés, tous en état de choque, se jettent littéralement dedans sauf…Alixe, qui ne quitte pas des yeux Judy.

Un homme d’une vingtaine d’année ressort du camion, et demande à Alixe de patienter lorsque, enfin, elle s’apprêtait à entrer. Visiblement étonnée par cette demande, elle exige des explications :

« et pourquoi je ne pourrai pas entrer ?!! »

« patientez deux minutes s’il vous plait mademoiselle ! » demanda-t-il.

« mais…mais c’est insensé ! » protesta-t-elle.

« et qu’est ce qu’ils ont tous à m’appeler mademoiselle, ça fait tellement…ancien ! » se dit-elle.

« Sergent Brant ?!!!! » cria-t-il sans prendre la peine de répondre à Alixe. Cette dernière semble totalement indigné par ce comportement, mais que peut-elle faire au fond ? ces hommes lui ont sauvé la vie.

Judy se retourne et répond d’une voix des plus autoritaires :

« combien de fois vais-je devoir vous dire de ne pas m’appeler par mon grade, je déteste ça ! Ca vous écorcherait le cul de dire Judy où suis-je déjà trop vielle pour avoir droit à cette honneur ? »

Le jeune skins se confond en excuses, oubliant que le sergent Brant était une femme des plus exigeantes et totalement différente des autres officiers. De plus, il ne comprenait pas pourquoi il ne devait pas l’appeler par son grade.

« je…désolé…Judy ! le problème c’est qu’il n’y a plus de place dans le camion ! »

« Quoi ???? » répondirent-elles en cœur

« mais c’est impossible ! » continua Judy

« bah en fait, comme un des rescapés est encore inconscient, on avait besoin de deux places pour l’allonger…et maintenant y a plus de place ! »

« comment se fait-il que vous ayez dû utiliser deux siège pour un blessé…vous devriez être équipé pour ce genre de situation ? »

« oui mais vu le nombre de rescapés à ramener, nous avons dû prendre un camion de transport et non un camion d’urgence…je suis désolé ! »

« bon arrêtez d’être désolé, ça commence à me titiller…partez, on va  trouver une solution ! » dit-elle en lui faisant signe de dégager.

Judy se retourne vers Alixe et son visage se radoucit dans la seconde qui suit :

« Je ne vois qu’une seule solution, vous allez monter avec moi sur la moto ! vous n’avez pas peur du vide j’espère ? »

« non non ! » répondit-elle d’un air qui laisse paraître tout sa joie.

« ok, alors en route ! » dit Judy avec un sourire malicieux.

Puis apercevant le tatouage en forme de croix avec un grand S sur son poigné, Alixe s’écrit comme si elle venait de faire une découverte des plus monumentales :

« Vous êtes des Skins ???? » demanda-t-elle presque euphorique

« vous ne le saviez pas ? »

« nan c’est vrai ?? c’est incroyable ! vous êtes une légende chez nous ! on nous disait que vous n’existiez pas, que c’était des fous qui avaient inventé cela…mais en fait c’était une façon de nous tenir bien à l’écart de la tentation d’essayer de vous contacter…tout ce temps où j’ai prié qu’un ange vienne nous sauver…vous êtes un ange Judy ! les skins sont nos anges ! » dit-elle presque euphorique.

Judy l’observe presque émue par cette aveu…elle la trouve si belle quand elle sourit. Puis l’attrapant par la main, elle lui dit tout bas :

« C’est un plaisir de vous voir sourire ! venez il est temps d’y aller ! »

Alixe rougie immédiatement sous le compliment, et souris deux fois plus qu’avant. Elle se dit qu’elle la suivrait jusqu’au bout du monde même.

 
      Agrippée contre Judy, Alixe sent son cœur s’emballer par la montée d’adrénaline que provoque la vitesse. Seulement ? non pas seulement. Le fait d’être collée contre elle, lui fait éprouver des sentiments jusqu’à alors inconnus.

« Ca va, vous tenez le coup ? » demanda Judy presque inquiète du silence d’Alixe.

« oui, oui ça va !! » répondit-elle ravie d’entendre à nouveau sa voix.

Alixe resserre plus son étreinte, provoquant une bouffé de chaleur chez Judy. « Mais qu’est-ce qui m’arrive non de non ?!!! » se demanda-t-elle presque en panique.

« Nous sommes bientôt arrivées ! » dit Judy.

Puis appuyant une nouvelle fois sur son oreillette, elle demande :

« Ici Judy, enlever le bouclier nous arrivons ! »

« Pas de sentinelles en vue ?? » demanda un homme a la voix perçante

Regardant avec le plus d’attention possible, elle répond :

« la voix est libre ! »

Tout à coup, un immense bâtiment très ancien apparaît sous leur yeux. Deux hommes en moto volante viennent à leur hauteur, sûrement pour surveiller. A peine sont-elles entrer, qu’une sorte de lumière bleu apparaît dans le ciel. Le bouclier se referme.

« c’est incroyable » s’écria Alixe toute émue.

En avançant un peu plus, trois bâtiments anciens se dressent à nouveau sous leur yeux. Alixe est émerveillée par cette architecture si peu commune. Jamais, elle n’avait vu d’immeuble si bien conservé depuis la guerre. Judy se gare prêt d’un bâtiment quelque peu différent des autres. Il est plus petit, et ses mûrs paraissent plus solide que les autres. Sur la façade, elle peut lire « Quartier générale ».

Judy aide Alixe à descendre de la moto, leurs visages ne sont qu’à quelques centimètres l’une de l’autre. Elles rougissent simultanément, provoquant un nouveau malaise. Judy s’écarte et Alixe demande :

« Qu’est ce que je vais faire maintenant ? »

« on va d’abord vous examinez, puis on vous donnera une chambre ! »

Alixe ne semble pas vraiment rassurée, alors elle continue :

« n’ayez pas peur, vous êtes libre à présent…libre de faire ce que vous voulez, quand vous voulez ! » lui dit-elle rassurante.

« et…heu…vous serez là quand on m’examinera ? »

« je n’ai pas le droit d’y assister, disons que c’est un moment assez intime si vous voyez ce que je veux dire ! »

Alixe sourie sous l’air coquin de Judy.

« bon, vous avez juste à entrer et quelqu’un s’occupera de vous ! » dit cette dernière se préparant à partir.

« merci… » dit Alixe d’un air timide

Puis avançant vers l’entrée, Alixe fait volte face et s’écrit :

« Heu Judy ??? »

« oui ? » fit-elle

« je voulais savoir, si…enfin si c’était possible qu’on…enfin…qu’on puisse se revoir ?? » demanda-t-elle le cœur serré.

« heu… avec plaisir ! »

Elles se sourient avant de se quitter, presque à contre cœur. Judy se dirige vers son appartement, alors qu’Alixe, elle, se prépare à subir des examens plutôt contraignants.

 Marchant chacune de leur coté, elles n’attendent qu’une chose. Se revoir et le plus vite possible.


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Chapitre 4
Créé le : 14 sept. 2005 13h43 Article posté par : Web

   Sur le chemin qui la mène à son appartement, un homme âgée d’une vingtaine d’années accoste très joyeusement Judy :

« Alors chérie, félicitation pour ta brillante mission d’aujourd’hui ! »

« s’il te plait Simon, lâche moi…j’suis pas d’humeur ! » dit-elle tout en s’éloignant

« allée ma puce, on peut discuter quand même… ça fait des semaines que tu me parles plus ! »

« mais peut-être parce que j’ai plus rien à te dire… » elle se retourne face à lui et continue « …écoute, nous deux c’était sympa pendant un temps…maintenant c’est fini, et tu le sais. »

« j’te comprends pas…ça marchait plutôt bien nous deux, pourquoi rompre du jour au lendemain ?? »

« tu peux pas comprendre…personne peut me comprendre. C’est comme ça, un point c’est tout. Fais toi une raison ! ».

Sur ce, elle entre dans son immeuble et lui ferme la porte au nez. Ce dernier, très énervé par l’attitude de Judy, tape un grand coup dans la porte et s’en va furieux. Elle le regarde partir à travers la fenêtre, un peu déçue de sa réaction. Simon était celui qui avait le plus compté parmis ses ex-amants, mais jamais elle ne l’avait aimé. Dans le fond, elle s’y refusait.

Elle entre dans son appartement, quelque peu ravie de retrouver un peu de solitude. Tout en se déshabillant, elle s’affale sur son canapé, totalement épuisée. Elle se remémore sa journée, ses actions mais aussi cette fille. Pourquoi pense-t-elle à elle ? Qu’a-t-elle de différent ? Ne cherchant pas plus à élucider ce mystère, elle finie par s’endormire.

 

     Pendant ce temps, Alixe attend dans une salle avec d’autres rescapés, avant de se faire examiner. Elle est un peu anxieuse, jamais elle ne s’est fait traiter par des humains. Peut-être dans son enfance, mais depuis c’est la première fois. Elle repense à sa vie d’esclave, à l’enfer qu’elle à vécu, à son père… elle a peur de ce qui pourrait lui arriver. Il faudra qu’elle en parle à Judy. Judy… elle se sent toute chose, rien qu’en évoquant ce nom dans ses pensés.

« Alixe ??? » demanda une vielle femme blonde. « Alixe ?? » répèta-t-elle.

« heu oui c’est moi !!! » répondit-elle enfin.

« c’est à vous, vous êtes prêtes ?? »

« je n’ai pas vraiment le choix de toute façon, donc allons-y ! »

« n’ayez crainte, tout se passera bien ! » dit la vielle blonde en la faisant entrer.

La pièce dans laquelle elle entre, est une salle avec des murs blancs et quelques photos du monde d’avant, qui y sont accrochés. C’est la première fois qu’elle en voit depuis qu’elle est esclave. Là-bas, une simple référence à l’avant guerre était sévèrement réprimandé. Elle s’y approche, émue et pleine de joie d’y découvrire une photo de la Tour Eifel, illuminée le jour de l’an 2000. Elle ne peut contenir ses larmes, presque soulagée de s’en être sortie vivante. La vielle blonde la prend par les épaules et lui demande de s’asseoir dans le fauteuil en cuir, près de la fenêtre.

Elle regarde avec attention la table allongée avec des sortes de barres en acier de chaque côté, fait pour poser les pieds.

« A quoi sert cette table là-bas ? » demanda-t-elle paniquée.

« oh ça !! ne vous en faites pas, je vous expliquerais plus tard…ce n’est pas une table de torture, si vous vous demandez ! détendez-vous Alixe, je sais que vous aimeriez sûrement vous reposer, mais avant j’ai quelques questions à vous poser, puis je finirai par vous examiner ! Ca vous va ? »

« oui… mais qu’entendez-vous par examiner ?? »

« et bien, je vous ferai tout d’abord une prise de sang pour voir si vous ne souffrez d’aucunes infections puis j’examinerai votre corps… »

« tout mon corps ??? » demanda-t-elle surprise.

« oui désolée… mais vous savez je suis médecin… je ne vous ferai aucun mal ! »

« bon bah allons y ! »

« ok… Alors tout d’abord, j’aimerai savoir votre date de naissance ? »

« 25 avril 2028 ! »

« vos parents sont-ils encore en vie ? »

« ma mère est morte à ma naissance, et mon père… il est retenu otage par ses immondes machines ! » dit-elle en colère

« je vois… pourquoi n’est-il pas esclave comme vous l’avez été ? »

« tout simplement parce qu’il est un très grand ingénieur et que ces pourritures le force à travailler pour eux. »

« je suppose donc qu’il est ingénieur en robotique ? »

« je crois qu’il travaillait surtout sur ce qui concernait les énergies, les champs de forces et tout le tralala… »

« l’avez-vous revue depuis ? »

« une seule fois…c’était il y a quelques mois ! »

« pourquoi ? » demanda la vielle femme

« on me l’a pas dit…je crois qu’il a dû exercer un chantage… vérifier que j’étais en forme… je sais pas pourquoi mais je crois qu’il travaillait sur quelque chose de grave… mais j’en sais pas plus ! »

« d’accord, nous y reviendrons une autre fois ! Avez-vous déjà subit des tortures de la part des type’s faces ? »

« heu non… si vous voulez mon avis, ils avaient pas intérêt à cause de mon père… même éloigné, il me protégeait ! »

« Comment avez-vous subis la séparation avec votre père ? »

« j’avais 9 ans… notre robot de service était devenu complètement fou, il nous avait enfermé dans une de nos chambres, impossible d’en sortir… j’étais terriblement effrayée… mon père me rassurait, il me disait que ça irait… que rien ne nous séparerais jamais mais quelques jours plus tard, des robots, je crois que c’était des type’s one, nous ont emmenés… j’ai dû m’endormir, parce que quand je me suis réveillée… j’étais dans une immense salle avec des milliers d’enfants, sans mon père ! »

Tout en parlant, elle avait de nouveau les larmes aux yeux… la vielle dame comprit que ce n’était plus le moment d’en parler.

« très bien Alixe… maintenant je vais procéder à la prise de sang, tendez votre bras ! »

Cette dernière fit ce qu’elle demandait et quelques minutes plus tard, elle se retrouvait sur la chaise allongée. La vielle dame lui expliqua ce qu’elle comptait faire puis elle lui demanda de se déshabiller. Alixe obéit, très gênée.

« maintenant allongez-vous et laissez-vous faire, tout ira bien ! » rassura-t-elle

Tout en examinant chaque parcelle de son corps, elle lui posait des questions du type « A quel âge avez-vous eu vos règles ? » « des douleurs particulières pendant vos règles ? »  « avez-vous déjà eu des rapports sexuels ? » « avez-vous déjà été malade ? » « des maladies particulières ? »… L’examen dura un bon quart d’heure, avant qu’elle puisse enfin aller se coucher, totalement exténuée.

 

     A peine l’aube émergée du sol que Judy se lève. Habillée, toilettée, la voilà partie pour un petit footing matinale. C’est le moment de la journée qu’elle préfère, plongée dans ses pensés, elle ne pense a rien d’autre qu’à sa course. Seulement cette fois, c’est différent. Des images d’Alixe lui reviennent en mémoire. Ses yeux verts, son visage, son sourire, sa bouche… Non, elle ne doit penser qu’à sa course et rien d’autres. Oui rien d’autres, se répète-elle sans cesse à elle même. Accélérant le pas, elle coure de plus en plus vite. Pourquoi cette fille l’obsède tant ? Il faut qu’elle pense à autre chose, oublier cette fille… se concentrer sur la course. Courir, courir, voilà les mots qu’elle se répète sans cesse, espérant oublier le beau visage d’Alixe. Mais rien n’y fait. Tout d’un coup, elle s’arrête, trop énervée pour continuer.

Sur le chemin du retour, elle rencontre Sam qui lui demande de le suivre dans son bureau. Elle n’est pas vraiment en tenue, mais un ordre est un ordre.

S’asseyant sur son fauteuil, il commence :

« Alors Judy, comment te sens-tu ? »

elle semble surprise par cette question.

« euh… bien Sam ! »

« tu en es sûre ? tu m’as l’aire bien énervée ce matin ? »

« ce n’est rien… je repensais à la mission d’hier, à Pierre » mentit-elle

« oui je comprends… comment cela s’est passé ? »

« des sentinelles nous ont surpris par derrière, ils ont tiré sur Pierre… sa moto a explosé contre un mur ! »

« et vous n’aviez rien vu ? »

« c’est ça le pire, d’habitude je remarque tout… hier quand je me suis battue avec eux, l’un s’est relevé après que je lui ai envoyé une boule d’énergie. j’ai l’impression qu’ils ont évolué, tu crois que c’est possible ? » demanda-t-elle inquiète.

« j’en ai bien peur… Ces machines sont capables de tout, j’en parlerais avec les chefs des autres unités. A part ça, j’aurais voulu te parler des rescapés. Parmis eux, se trouve une personne des plus importantes à nos yeux. Elle est la fille d’un des ingénieurs pris en otage par les type’s face. Elle pourrait nous être d’une très grande aide pour les missions prochaines. J’aimerai que tu t’en occupes, et que tu l’entraînes au combat ! »

« est-elle d’accord ? »

« je ne lui en ai pas encore parlé, elle doit nous rejoindre d’ici quelques minutes ! tu es d’accord ? »

« j’ai pas vraiment le choix, hein ? »

« tu as raisons » fit-il avec un sourire.

Quelqu’un frappe à la porte. Elle ouvre la porte pleine d’énergie, sans soute pour montrer son autorité. A peine a-t-elle ouvert, qu’elle ne bouge plus, bouche bée. Elle non plus ne s’attendait pas à la voire.

« Ent… Entrez ! » bégaya-t-elle.

Alixe entre timidement dans la pièce, ne lâchant plus des yeux Judy. Cette dernière semble gênée par cette insistance. Sam, ayant constaté le malaise demande :

« J’ai la fameuse impression que vous vous connaissez déjà, non ? »

« un peu ! » répondirent-elles en cœur

Sam sourit, tout comme Alixe. Seule Judy ne sourit pas.

« Parfait ! cela facilitera donc vos rapports à l’avenir » dit-il satisfait.

« nos rapports ?? » demanda Alixe surprise.

« oui… laissez moi vous expliquez… »

Pendant qu’il lui expliquait la situation, Judy, elle, ne disait rien. Pourquoi fallait-il que ce soit elle et pas une autre. Lorsqu’elle l’a vu sur le pas de la porte, elle a ressentie une sorte de pincement au ventre, et son cœur s’est mis à s’accélérer très vite. Elle la regarde et ne peux s’empêcher de la trouver belle.

« Judy ??… Judy ??? » appela Sam.

« heu… oui ? »

« tu as entendu ce qu’on vient de dire ? »

« heu… non désolée ! »

elle jette un coup d’œil à Alixe, qui semble amusé par son comportement.

« j’étais donc en train de lui dire que ce sera toi qui l’entraînera. Je te laisse voir avec elle pour votre organisation et tout le tralala. Ca te va ?! »

« heu ouais, aucun problème ! »

« très bien… vous pouvez disposer ! »

« heu monsieur, serait-il possible d’avoir des nouvelles de mon ami Adrien ? je ne sais rien de son état ! » demande Alixe quelque peu inquiète.

« Ne vous en faites pas… tout nos blessés vont bien. Je vous laisse le plaisir de voir cela avec Judy, elle sera quoi faire, n’est-ce pas ? » demanda-t-il avec un clin d’œil.

Elle fait oui de tête, puis s’apprête à sortir lorsque Sam dit d’une voix amusée :

« Alixe ? à l’avenir appelez-moi Sam ! »

« d’accord monsieur… heu Sam ! » répondit-elle un peu perdue parmis tout ces changements. Judy l’entraîne vers l’extérieure et referme la porte derrière elle.

Un silence de plomb s’installe, aucune des deux n’ose dire le premier mot.


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Chapitre 5
Créé le : 20 sept. 2005 23h07 Article posté par : Web

   Le silence commence à devenir vraiment pesant, Judy s’avance et dis :

« bon bah… je viendrai te voir pour l’entraînement… heu ça te dérange pas que je te tutoies, comme on va passer beaucoup de temps ensemble, autant se tutoyer maintenant, d’accord ? »

« Ca me va… tu pourrais avant de partir, m’amener à Adrien s’il te plait ? j’ai envie de le voir ! » demande-t-elle avec un sourire ravageur.

« heu… ok ! » dit-elle troublée.

Marchant l’une à côté de l’autre, Alixe ne peut s’empêcher de demander :

« tu m’as l’air bien proche avec " Sam"… »

« oui et ? » répondit Judy suspicieuse.

« bah je sais pas, enfin tu… lui… tu vois quoi !!! »

Judy reste médusée par l’audace de cette fille, au fond d’elle même, elle adore cela. Alixe sent qu’elle a fait une boulette, les remords l’assaillent de partout.

« heu oublies… désolée ça me regarde pas ! »

Elle s’en veux terriblement d’avoir posé cette question.

« ça va t’inquiète pas ! lui… si tu veux tout savoir… »

Le cœur d’Alixe se serre tellement fort, qu’elle ne peut s’empêcher de mettre une main sur sa poitrine.

« … c’est mon parrain ! mais chut, j’aime pas le dire ! ».

Un soulagement inconditionnel s’empare d’Alixe. Elle souffle de bonheur. Sa main se défait de sa poitrine.

« tant fais pas, je saurai garder ma langue…enfin… ! » dit-elle d’un air coquin.

Judy l’observe, y-a-t-il un sous-entendu dans ce qu’elle vient de dire ? sûrement pas, c’est elle qui se fait des films.

Quant à Alixe, elle se surprend elle-même à agir de cette façon en présence de Judy. Jamais encore, elle n’avait ressentit cela pour quelqu’un. Surtout pas pour une fille. Mais quelque chose la pousse à agir de cette façon. Elle en est convaincue. Son destin est rattaché à cette fille. Il faut qu’elle essaie d’en savoir plus sur elle.

« N’empêche j’arrive pas à croire que tu es pu penser que lui et… moi ! enfin il est beaucoup plus vieux que moi… » dit Judy en riant.

Alixe sent ses joues rougir et répond :

« c’était surtout sa façon de te regarder… il t’aime tu sais, ça se voit ! »

« mais c’est un amour paternel ! rien de plus, rien de moins ! c’est comme un père pour moi… il m’a beaucoup aidé quand… enfin passons, ma vie n’est pas très intéressante ! » dit-elle émue par les souvenirs.

Alixe sent tout à coup que le passé de cette jeune femme n’a pas du être tout beau, tout rose, comme elle l’aurait pensé en la voyant vivre ici.

« je suis sûre du contraire… mais je comprends que tu ne veuilles pas en parler, en tout cas pour l’instant ! ».

Elles entrent dans un immeuble tout proche de chez Judy. Mais cette dernière ne dit rien, préférant attendre avant de lui révéler l’endroit où elle habite.

Alixe constate aussitôt qu’il s’agit d’un vielle hôpital militaire. Les inscriptions sur le mur d’entrée sont encore bien lisible. Elle ne peut s’empêcher d’imaginer la scène que cela à dû être, les jours de guerre. Les morts qu’il y a du avoir. Une femme vient immédiatement à leur rencontre :

« Salut Judy ! je peux t’aider ? » demanda-t-elle ravie de revoir son amie.

« bonjour Suzy, heu je te présente Alixe ! c’est une des ex-esclaves et elle souhaiterait voir son p’ti ami ! » dit-elle, un sourire au coin.

Alixe sursaute, tellement elle ne s’attendais pas à entendre cela de la part de Judy. Elle la regarde un peu gênée. Comment a-t-elle pu croire qu’Adrien soit son petit ami ?

« heu ce n’est pas mon petit ami, c’est juste un ami c’est tout… c’est comme mon frère… un très très bon ami… »

« oh ! euh désolée ! » s’étonna faussement Judy puis se retournant vers Suzy elle continue « il s’appel Adrien ! tu peux l’amener le voir s’il te plait ? »

« sans aucun problème ! » répondit celle-ci avec un très grand sourire.

Judy regarde Alixe suivre son amie avec un sourire aux lèvres. Au moins, elle est certaine d’une chose, Adrien n’est pas son petit ami.

 

     Adrien, allongé sur son lit avec une jambe dans le plâtre, lève la tête et pousse un cri de victoire en voyant son amie arriver. Elle se serait presque jetée dans ses bras, mais se ravise en voyant son plâtre. 

« tu m’as tellement manqué Alixe !! » s’écria-t-il en la prenant dans ses bras.

« oh si tu savais comme j’ai pensée à toi… ne me refait plus jamais un coup pareil… j’ai cru que j’avais perdue un frère ! »

« t’inquiète pas, ça a pas l’air comme ça mais c’est du costaud moi !! Et puis c’est grâce à toi si je suis encore là ! »

Elle s’assoit à côté de lui et passe sa main sur son front avant de répondre :

« tu sais, c’est pas vraiment grâce à moi… je n’ai fait que demander de l’aide… Et c’est alors qu’une très jolie jeune fille est venue à ma rescousse… C’est à elle que tu dois la vie mon vieux !! » dit-elle tout en pensant à Judy.

« ah oui ? Et aurais-je le plaisir de la remercier un jour ? est-elle vraiment belle ? » demande-t-il tout émoustillé.

« pour être belle, elle l’est !! »

« hum tu as piqué ma curiosité !! j’ai hâte de la voir alors. Tu me la présenteras j’espère ? »

« heu… bah si tu veux » répondit-elle à contre cœur.

C’est alors qu’une multitude de questions s’emparent de son esprit. Et si il la draguait ? Et si elle provoquait l’impensable ? Et si Judy tombait amoureuse de lui ? Et si, et si… Non, non, non… C’est pas le moment de penser à cela.

« Alixe ? Alixe ?? Alixxe ??? » répèta-il avant d’attirer enfin son attention.

Elle le regarde étonnée, un peu perdue dans la discussion.

« oui c’est moi qui te parle depuis tout à l’heure !! tu pensais à quoi bon dieu, impossible de te défaire de ta rêverie ! »

« excuse-moi, c’était pas important. Oublie ! »

« mouais ! bon sinon quoi de neuf ? »

« et bah… Ah oui, je vais devoir m’entraîner avec les skins !! »

« pourquoi ? » s’étonna-t-il

« ce serait trop long à t’expliquer… retiens juste que c’est en rapport avec mon père ! »

« hum… tu vas donc devoir te battre ? Combien je donnerais pour te voir !! »

Puis il explose de rire devant elle, quelque peu perplexe. C’est vrai ça, elle va devoir se battre. Elle n’y avait pas vraiment réfléchie avant. Elle était plus occupée à regarder les beaux yeux de Judy qu’à se concentrer sur ce que disait Sam. Son ventre frétille rien que d’imaginer la scène où elle se devra se « battre » avec elle. Bon c’est vrai, elle ne sait pas se battre et c’est vrai aussi qu’elle n’a pas trop envie de se ridiculiser devant elle. Mais bon, c’est sa plus grande chance à elle de passer le plus de temps en sa compagnie.

« ALIXE !!! »

Elle sursaute et regarde apeurée Adrien.

« Non de non, mais c’est dingue ! je t’ai jamais vu comme ça ! t’es amoureuse ou quoi ? » demanda-t-il presque sur les nerfs.

« moi amoureuse ???? ça va pas ! bon faut que j’y aille ! ».

Elle l’embrasse sur le front, puis se précipite vers la sortie sous les yeux ébahis d’Adrien.

 

     Au même moment, Judy pousse la porte de son immeuble et tombe nez à nez avec Alixe. Elles se regardent, et une soudaine envie d’embrasser Alixe s’empare de Judy. Elle prend conscience de sa pulsion et se maudit elle même d’avoir penser cela. Comment a-t-elle pu ? C’est une fille qu’elle a en face de ses yeux… et non un… homme !

La mission, il ne faut penser qu’à ça. Oublier ce qui vient de se passer, c’est tout. Il faut qu’elle se défoule, là toute suite. Ne plus penser à ça… à elle. Mais comment faire quand on a la plus belle paire d’yeux en face de soit ? Pourquoi à chaque fois qu’elle la regarde, elle a la sensation que ce qu’elle ressent est réciproque ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

« Tu es prêtes pour ta leçon ? » demanda Judy encore sous le coup de ses pensées incessantes.

« heu bah… oui ! » répondit-elle surprise

« ok, bah allons-y ! ».

Elles partent toutes les deux en direction de la salle d’entraînement. Judy ne cesse de se répéter qu’elle aurait du attendre avant de commencer ses leçons alors qu’Alixe, elle, jubile de passer à l’action dès maintenant.

Lorsqu’elles entrent à l’intérieur, Alixe est ébahit par la multitude de machines dont elle ne connaît même pas l’utilité. Sur les murs sont accrochés des photos de Robots, qui selon Judy servent à accroître l’envie de progresser dans l’art du combat.

« … la haine n’est pas un sentiment si obscure que l’on pourrait croire. C’est grâce à elle que nous pouvons, nous les skins, combattre ces machines. Bien entendu, nous apprenons à la limiter. Nous n’utilisons que la partie positive de ce sentiment… »

Elle s’arrête puis sort de son sac un gant. Pas n’importe quel gant. Un fire-hand. Tout en le manipulant, elle continue :

« sais-tu à quoi sert ce gant Alixe ?»

« heu… c’est le truc qui te permet de lancer une sorte de boule de feu ! »

« pas de feu… d’énergie ! Ne confond pas cela. Je vais t’expliquer son fonctionnement et ainsi tu pourras comprendre le lien entre la haine et notre capacité à vaincre ces robots. Ça te dérange de t’asseoir sur le tatami pendant que je t’explique ? »

« pas du tout ! » répondit-elle tout en s’essayant.

La jeune brune paraît totalement émerveillée par la prestation de Judy. Sa façon de parler, de bouger, ne fait qu’accentuer son attirance.

« Sais-tu comment fonctionne le fire-hand ? »

Constatant son silence, elle continue :

« je suppose que non… » elle sourie puis explique « Donc pour que ce gant fonctionne, il lui faut de l’énergie. Pas de l’énergie tel que de l’électricité, mais une énergie qui n’entraînerait pas de dommage à l’environnement. Il y a quelques années, nous avons découvert que notre corps fabriquait une énergie bien différente des autres. On a appelé cela de l’énergie pure. C’est à partir de là, que nous avons pu créer le fire-hand. Tu me suis pour l’instant ? »

« heu ouais ouais ça va, continue !! »

« ok… où en étais-je ? ah oui ! Le gant puise donc dans notre corps une énergie dite « pure » pour ensuite créer un champ de force, appelé aussi boule d’énergie. Seulement ce procédé qui paraît simple à la base, est un peu plus compliqué.

Je m’explique ! Cette énergie qui est générée par notre corps, n’existe que par de rares occasions. Elle n’est fabriquée que par un et un seul sentiment… la haine ! C’est dans ces conditions que le gant fonctionne et nous permet de rester debout durant un combat. En effet, si le gant puisait notre énergie dite « vitale », notre capacité de combat serait fortement réduite… je pense même que nous mourrions de fatigue. C’est donc grâce à la haine que nous arrivons à combattre l’oppression. Bien sur, la haine est un sentiment dangereux qui peut nous amener à la mort. Seule sa partie positive nous est utile. C’est pour cela qu’il est important d’apprendre à se contrôler… »

Alixe reste bouche-bée par ces révélations. Jamais elle n’aurait crue toute cela de cette technologie. Judy est un peu gênée par son silence.

« j’ai peut-être mal expliqué, si tu veux je peux recommencer… » dit-elle tout en se mordant la lèvre.

Alixe fond totalement, elle adore cette fille.

« Non, non… c’était très bien !! c’est un peu dur à croire mais bon ! »

« je sais… on va passer à la pratique si tu veux bien ? » dit Judy ravie d’avoir enfin fini avec le côté théorique.

« avec plaisir !! » s’exclama-t-elle avec un sourire ravageur.

Judy lui tend la main pour l’aider à se relever, mais sa force projette littéralement Alixe sur elle. Leur visage se frôle. Leurs lèvres ne sont qu’à quelques centimètre l’une de l’autre. Le désir monte, monte, monte…


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